Neuf ans après avoir raccroché les crampons du côté de New York, en Major League Soccer, Youri Djorkaeff revient sur sa riche carrière dans un entretien accordé au site SoFoot.com. Une longue interview dans laquelle l’ancien international français (46 ans), champion du monde en 1998 avec les Bleus, évoque notamment ses débuts en première division, à Monaco en 1990, et ses rapports avec Arsène Wenger, qui entraînait l’ASM à cette époque. "Avec Wenger, c'était super, se souvient-il. J'avais 21 ans, j'avais une certaine forme de jeu, des automatismes. Wenger voulait des gens sur le côté, au milieu… Moi, tu m'y laissais cinq minutes sur le côté ! Ou tu me disais de rester au milieu et j'allais à droite, à gauche. On s'est pris la tête avec Arsène, mais nous avons eu de bons échanges. J'ai aussi appris le métier avec lui. Il y a des exigences à avoir sur le terrain, je les ai apprises avec lui." Passé également par le PSG, l’Inter Milan ou le Bayer Leverkusen, le "Snake" a toujours eu un positionnement particulier sur le terrain. A la fois milieu offensif et attaquant. "À un moment donné, les journalistes ne savaient plus où me mettre, raconte-t-il. À l'époque, on sortait de l'ère Platini. Il fallait une relève, un nouveau numéro 10. Je ne voulais surtout pas avoir une étiquette et être le successeur de quelqu'un. J'étais le précurseur du 9,5." Un rôle qui lui a permis d’inscrire 28 buts en 82 sélections sous le maillot tricolore. "Un jour, on m'a demandé dans quelle position je jouais. J'ai dit: "9,5". "Hein quoi ? C'est quoi ?" On me faisait chier, car il fallait expliquer. On n'a pas besoin d'expliquer, ajoute-t-il. Quand t'es attaquant, ton job c'est de marquer. J'ai vu plein de jeunes joueurs arriver en équipe de France qui m'ont dit que mon comportement sur le terrain et en dehors les avait inspirés."
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