Huit mois après l’assassinat de son fils, José Anigo a accepté d’évoquer le sujet, vendredi matin, sur Europe 1. Et le directeur sportif de l’OM a décidé de s’engager, pour tenter d’endiguer la vague de violence qui s’abat actuellement sur les quartiers nord de Marseille. "Vous voyez bien qu'un jeune qui meurt, meurt la plupart du temps avec des armes de guerre. Le passage à l'acte est devenu une banalité parce qu'aujourd'hui ces jeunes sont maintenant habitués à tuer pour tout et n'importe quoi, estime Anigo, qui ne voit pas la solution prônée par Samia Ghali (faire appel à l’armée), comme une solution. Par contre, on peut se servir de certaines choses. Les mineurs que l'on envoie, est-ce la bonne solution ? N'a-t-on pas intérêt à se servir de l'armée pour ce qui existait avant, les construire avec des militaires ? Ce sont des jeunes qui n'ont aucune structure, ils ne vont pas à l'école, ou n'y ont pas été beaucoup. Ils ont des structures familiales éclatées, donc c'est très compliqué pour eux. Ce sont des jeunes qui ont besoin d'accompagnement. Les mettre en prison, c'est les mettre dans un centre de formation de la délinquance." Dans ce cadre, José Anigo veut croire que l’Olympique de Marseille à son rôle à jouer. "Le club a accepté de jouer son rôle social, ce n'est pas qu'une machine à fric, qui paie des joueurs. L'OM a un rôle important, c'est le cœur de cette ville, les gens se retrouvent au Vélodrome. Le club doit aider et rendre à cette ville ce que cette ville lui donne, lance-t-il avant de conclure. Marseille ne me fait pas peur, même si elle m'a pris un enfant."
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