Patrice Evra peut se targuer d'un retour éclair. Pas sur le troisième but nantais, l'international tricolore répondant en effet aux abonnés absents alors que les Nantais partaient à l'abordage dans son couloir gauche, et ce moins d'une minute seulement après la première réduction du score de Bafétimbi Gomis, mais de l'infirmerie. Victime d'une élongation aux ischio-jambiers il y a dix jours face à Lyon en Coupe de France (2-1 ap), l'ancien Mancunien n'aura au moins pas traîné pour revenir.
Rudi Garcia avait pourtant tablé sur deux semaines d'indisponibilité mais l'entraîneur olympien était évidemment ravi de retrouver le natif de Dakar, sa confiance en Doria, malgré son allant, ou Henri Bedimo étant pour le moins limitée. L'ancien coach romain a malheureusement rapidement déchanté.
Car il n'y a pas que sur le troisième but nantais que la responsabilité de Patrice Evra a été engagée. Coulant avec le reste de l'arrière-garde olympienne, le néo-Marseillais a en effet tout d’abord été bien trop spectateur sur le cafouillage amenant l’ouverture du score nantaise de Diego Carlos. Avant, sur le second but, de se faire enrhumer – au même titre que la charnière Fanni-Rolando – par Mariusz Stepinski.
Ajoutez-y quelques autres largesses défensives en seconde période et des centres imprécis au plus fort de la domination phocéenne, et le bilan était pour le moins accablant pour le Français. Rudi Garcia voulait néanmoins voir le bon côté de la chose. "L’essentiel est que sa cuisse ait tenu. Cela lui aura au moins servi à retrouver le rythme de la compétition", a ainsi commenté l’entraîneur olympien.
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