Souvent bouc émissaire ou tête de turc d'une partie des supporters de l'OGC Nice, Grégoire Puel, fils de l'entraîneur du club azuréen Claude Puel, s'est exprimé ce samedi dans les colonnes de L'Equipe pour évoquer sa situation avant le déplacement de son équipe à Bastia. L'arrière droit du Gym regrette évidemment un tel traitement mais compose avec. ''Les gens pensent que j'ai été pistonné pour jouer en Ligue 1 mais, jusqu'ici, je peux vous dire que ç'a été plus une contrainte qu'un avantage, explique-t-il. Soit les gens regardent mal les matches, soit ils ne comprennent rien au foot, mais il n'y a aucune préférence. L'entraîneur ne me passe rien, il est encore plus dur avec moi. Les gens n'arrivent pas à se faire à l'idée que notre relation est professionnelle. Je ne mérite pas ces sifflets, j'ai du mérité d'en être arrivé là." Et d'ajouter : "Je ne suis pas en dépression. C'est juste que je ne suis pas à 100% ; peu de joueurs pourraient faire les matches que j'ai faits dans ces conditions. Mais je progresse, il y a plus de continuité. J'ai vu des joueurs subitement sifflés et j'ai vu combien cela leur avait fait mal. Je leur ai expliqué que, moi, c'était tous les week-end et qu'il ne fallait pas se prendre la tête. A un moment, je passerai vraiment une étape, je vais exploser, je le sens. Je n'ai pas encore exprimé une grosse partie de mon potentiel." En attendant, les supporters des Aiglons ont visiblement trouvé le coupable idéal en cas de revers des leurs. "Ce n'est pas une impression, ça fait deux ans que ça se passe comme ça, avoue le principal intéressé. Je ne vois pas pourquoi aujourd'hui ça changerait. [...] Je positive. Peu de gens auraient supporté ça. Ma famille et mes amis me soutiennent."
Retrouvez l'article complet sur : sports.fr