Après avoir inscrit dix buts lors des dix premières journées, André-Pierre Gignac est resté muet lors de ses trois dernières sorties avec l'OM. Pas de quoi inquiéter son entraîneur, Marcelo Bielsa, avant la réception de Bordeaux, dimanche ne clôture de la 14e journée, un match pour lequel l'attaquant international (28 ans, 21 sélections, 5 buts) reste incertain en raison d'une douleur à la cheville gauche. "J’aimerais qu’il continue sur le même rythme mais ce désir en ferait le meilleur attaquant du monde. C’est un rythme, un but par match, que même Messi ou Ronaldo ne peuvent pas tenir. Donc je comprends cette baisse de rythme", a confié l'entraîneur argentin de l'OM vendredi en conférence de presse. D'une manière générale, Bielsa se dit impuissant sur le manque d'efficacité passagère rencontrée par ses joueurs. "L’intervention de l’entraîneur sur ce sujet est difficile. Les entraîneurs doivent faire en sorte que les attaquants soient en position de convertir des buts. Quand une équipe ne se procure pas d’occasions, le travail de l’entraîneur est compromis. Mais quand les joueurs ne concrétisent pas ces occasions, il faut être patient et compréhensif, d’autant plus quand on connaît la difficulté de réussir le dernier geste. Les attaquants, de mon point de vue, doivent s’entraîner pour se mettre en position de marquer. Après, le geste final dépend d’un nombre incalculable de facteurs. C’est pour ça que je ne suis jamais critique concernant le manque d’efficacité d’un joueur. C’est un des terrains les moins accessibles à l’entraîneur. Je prends pour exemple l’efficacité des joueurs sur penalty à l’entraînement et la réalité lors des matches officiels."
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