C'est peu dire que la défaite peu banale (5-4) concédée par l'Olympique de Marseille face à Nice au stade Vélodrome mardi, en seizièmes de finale de la Coupe de France, a du mal à passer sur la Canebière. Passé à côté de sa première partie de saison en championnat, humilié par son parcours en Ligue des Champions, voilà le club phocéen désormais éliminé des deux coupes nationales. Un bilan qui impose plus que jamais au président Vincent Labrune de taper du poing sur la table pour remettre chacun face à ses responsabilités. Une mise au point en guise de dernier avertissement, notamment pour un effectif qu'il a jugé au-dessous de tout face à Nice. "Je suis président, mais je suis aussi supporter. Perdre quand on marque quatre buts, il fallait l?'inventer, lâche-t-il, ulcéré, dans un entretien accordé à La Provence. C?'était un mauvais film de science-fiction. En rentrant dans le vestiaire à la fin du match, je me suis effectivement demandé depuis combien de temps l'?OM n?avait pas encaissé cinq buts à domicile (l'OM n'avait plus concédé cinq buts depuis 1980, ndlr). C?est inadmissible. Je me suis permis de dire aux joueurs que cette fois, c'?était trop, que c'?était de l?'amateurisme. (...) On a beaucoup de choses à se faire pardonner." Le boss de l'OM fait preuve de beaucoup plus de mansuétude en revanche à l'égard de son entraîneur-directeur sportif, José Anigo auquel il renouvelle sa confiance : "On ira jusqu?'à la fin de saison comme cela. Ça n?'aurait pas de sens de mettre trois entraîneurs sur le banc durant la même saison, certifie-t-il.
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