Le bilan des violents affrontements qui ont émaillé le match de championnat du Brésil entre l'Atletico Paranaense et Vasco de Gama, dimanche, serait finalement de quatre blessés. Initialement annoncée, la mort d’un homme a été démentie par les autorités, lesquelles ont précisé que deux supporters se trouvaient tout de même dans un état grave. "Pour un pays qui accueille la Coupe du monde l'année prochaine, c'est très triste, a réagi Alessandro, le gardien de but du Vasco, à l’issue de la rencontre. Ce stade n'est pas sûr." Même indignation chez son coéquipier Juninho, l’ancien Lyonnais sondé par RMC: "Je n’ai pas de mots pour décrire ce que j’ai vu. L’Atlético, qui avait perdu le droit de jouer à domicile, a décidé de délocaliser la rencontre à Joinville (le huis clos n’existe pas au Brésil et l’équipe sanctionnée doit disputer sa rencontre à plus de 120 km, ndlr) et de confier la sécurité à une entreprise privée. Ça veut dire que la police militaire, qui s’occupe de la sécurité de tous les matches habituellement, n’était pas dans le stade." "J’ai vu des joueurs pleurer sur le terrain et ne pas vouloir continuer la partie. Ces images vont rester gravées dans la tête de beaucoup de gens qui aiment le foot. C’est désolant et j’espère que les autorités vont réagir parce que le monde entier va attendre des réponses. Le Brésil va recevoir la Coupe du monde et il doit offrir la sécurité à tout le public."
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